Plus encore qu’en 2011, 2012 s’annonce comme une année pivot en ce qui concerne l’augmentation des tarifs d’assurances.

Les principales branches touchées sont les garanties complémentaires en auto, et l’incendie dans son aspect global, même si les autres suivent tout de même une direction inflationniste.

Cette décision d’augmentation a dû être prise face a plusieurs facteurs qui, additionnés les uns aux autres, ont engendré une rentabilité fortement dégradée des polices d’assurances.

Entre autres causes, on évoquera la chute des marchés boursiers depuis 2008 qui a miné les placements des sociétés dont ceux des entreprises d’assurances (ne parlons même pas des banques) ; la fréquence accrue des catastrophes naturelles et leurs conséquences sur la sinistralité ; mais aussi la concurrence acharnée des compagnies du marché, et la course qu’elles se sont fait tantôt sur le tarif le plus séduisant – alors que le coût des réparations et des matières premières n’a jamais diminué – , tantôt sur les couvertures les plus étendues.

Elles ont en quelque sorte scié la branche sur laquelle elles étaient assises, en laissant à leurs clients l’illusion de croire qu’elles prendraient impunément en charge l’entièreté des risques assurés par ces derniers.

Franchise zéro, dégressivité nulle pendant quatre ans, Bonus Malus zéro à vie, couverture tous risques des appareils électriques, etc. tout a été fait pour charmer le chaland, et surtout lui soustraire l’idée du principe clé de l’assurance : couvrir les montants auxquels il ne pourrait financièrement pas faire face en cas de sinistre.

Machine- arrière toute donc ? Pas totalement. En effet, se détachant des politiques des compagnies souvent axées sur le court ou le moyen terme, nous avons depuis de nombreuses années privilégié le rapport qualité/prix/service de notre offre, insisté sur le fait que contrat d’assurance et contrat d’entretien sont bien distincts, et rappelé qu’une franchise (plus) élevée diminue le risque pris par la compagnie.

Et comme la prime n’est finalement que la rémunération du risque pris par la compagnie, c’est tout bénéfice pour nos clients...